vendredi 26 décembre 2008
Esclavage
«Banquier. Homme secourable qui vous prête un parapluie quand il fait beau, et vous le réclame dès qu'il commence à pleuvoir.»* Sans doute vous avez déjà entendu cette maxime qui est plus vraie que jamais.
Achetez maintenant, payez dans un an... deux ans... sans intérêt. Prêt-auto à 0% d'intérêt. Toutes les conditions sont bonnes pour nous inciter à consommer. Elle est où la prise?
Dans les années 70, le ratio d'endettement moyen des Québécois ne dépassait pas 15% (ratio d'endettement = la portion des revenus utilisée pour le remboursement des dettes). En 1998 il était à 28,5% et il a tendance à augmenter avec les facilité de crédit et les achats à paiements différés.
Votre banquier vous accordera du crédit jusqu'à ce que votre ratio d'endettement atteigne 35% de votre revenu brut. Alors croirait-on que plus notre revenu brut est élevé, plus nous pouvons consommer. Illusion. Votre revenu net ne croit pas au même rythme que le brut. Avec un ratio maximal, ce n'est vous mais votre banquier qui décidera quand vous pourrez changer d'auto, aller en voyage, etc. Et si par malheur la maladie vous accable ou un divorce pointe à l'horizon, plus de parapluie, au moment où vous en avez le plus besoin.
En plus de payer des intérêts sur vos emprunts et cartes de crédit, vous payez des imôts, des taxes et avantages sociaux. Pour la plupart ils croissent en fonction des revenus. Une excellente façon de freiner notre consommation est de rationnaliser tout achat en fonction du revenu brut pour effectuer cet achat, ou mieux encore, le temps travaillé que cela représente.
Un individu qui gagne 40,000$ et qui a un ratio d'endettement à 35%, enverra 32.3% de son revenu au gouvernement, 11.3% en intérêts à son banquier et 13% en taxes diverses. C'est donc dire qu'il travaillera deux jours et trois quart par semaine pour les autres et deux jours et un quart pour lui-même. A-t-il vraiment le choix? Si non, c'est peut-être une forme d'esclavage.**
*[ René Bergeron ]
**"[ Esclavage: n. m. État, condition d'esclave. | Manque de liberté, assujettissment. | Dépendance, sujétion, contrainte. Larousse Encyclopédique page 3331 ]
lundi 1 décembre 2008
Je suis de retour
Après plus d'un an et demie d'absence je reviens causer sur ce blogue et ironiquement nous sommes encore en campagne électorale au Québec. Jean Charest qui avait été réélu premier ministre dans un gouvernement minoritaire, veut se faire réélire dans un gouvernement majoritaire.
Majoritaire dans son premier mandat, Jean Charest a été arrogant et nous en a fait baver. Dans son bref deuxième mandat, il a rien fait et s'est effacé. Donc sa popularité a monté. C'est donc dire qu'il devient populaire quand il fait rien parce qu'on oublie son arrogance. Alors doit-on le porter au pouvoir le 8 décembre? Sûrement pas, on pourrait encore le regretter.
jeudi 22 février 2007
Charest... pu capable!
On n'est qu'a à la deuxième journée de campagne électorale 2007 et déjà j'suis pu capable d'entendre et de voir Jean Charest raconter n'importe quoi pour faire croire à la population que lui et son parti ont fait avancer le Québec lors de leur dernier mandat.
J'ai trouvé ces quatre dernières années tellement longues et à en croire les témoignages des gens pendant tout ce temps, je n'étais pas le seul. Je n'oserais croire que maintenant tous ces gens ont oublié et qu'ils rééliront Jean Charest. Rappelez-vous les défusions, la subvention aux écoles juives, les coupures dans les prêts et bourses, le Mont Orford, etc.
Aujourd'hui il est question du dégel des frais de scolarité. Ah c'est bien peu cette augmentation qu'on dit, seulement 2$ par semaine. Mais quand la porte st ouverte on ne sait plus où ça va s'arrêter. Rappelez-vous les garderie à 5$, pas question d'augmenter le tarif, disait-on avant l'élection, mais sitôt élu, nous voilà avec des garderies à 7$.
Il reste 32 jours de campagne électorale, ça va être long, mais si vous devez votel le 26 mars prochain, oubliez Charest.
mercredi 21 février 2007
Sans télé ni Internet
Une ami prénommée Annie (Prendre le temps...) vient de me faire part qu'elle vient de vivre une expérience hors du commun : se priver de télé et d'internet pendant deux semaines. Avec son conjoint et en compagnie d'un autre couple, cette expérience leur a apporté beaucoup.
« C'est fou comme on perd du temps pour rien devant ces écrans ! On a découvert qu'on a beaucoup plus de temps à faire les choses qui nous tiennent vraiment à coeur et la communication prend une plus grande place dans notre vie ! » disait-elle.
Je me demande si je tiendrais le coup pendant deux semaines complètes. Ce n'est pas la télé qui me manquerait, mais plutôt internet. J'ai développé avec le temps un réflexe de tout trouver ce que je cherche sur le net : nouvelles, météo, réponses à mes questions et surtout les courriels. Oh la la! Non, je ne pourrais pas. Bravo Annie!
mardi 30 janvier 2007
Accommodement raisonnable
Depuis la publication du sondage déclarant que les québécois seraient «racistes», il n'est question que d'accommodements raisonnable dans les journeaux, à la télé et sur les blogues. Une municipalité de 1,300 habitants, Hérouxville, a osé publier les normes de vie de ses citoyens et citoyennes afin de conserver la paix sociale.
A la Commission Scolaire de Montréal, des employés insatisfaits font circuler une pétition pour dénoncer cette mesure qui accorde 2 à 3 jours de congés payés additionnels à des musulmans, juifs ou autres. Rappelons-nous les autres faits dénoncés il y a quelques semaines.
Où cela va-t-il s'arrêter? On dit que dans les grands centres urbains les gens sont plus tolérants qu'en région. Possible. Comment savoir quand on est rarement en présence d'immigrants. Mais cela risque de changer puisqu'on tente de repeupler les régions grâce à l'immigration, car on ne fait plus assez d'enfants et c'est l'exode des jeunes vers les villes. C'est à suivre.
jeudi 25 janvier 2007
Centre d'hébergement et de soins longue durée
Lundi dernier l'hopital du coin m'a appelé pour m'aviser que mon protégé, le frère de mon ami décédé depuis plus de 7 ans, venait d'être admis dans un Centre d'Hébergement et de Soins Longue Durée (CHSLD), ou foyer pour personnes agées.
Mon protégé, agé de 71 ans, avait d'abord été admis à l'hopital il y a 9 mois et après évaluation il a été déclaré inapte et ne pouvait plus retourner à son domicile. Depuis ce temps je suis devenu officiellement son mandataire. Heureusement j'avais eu la prévenance de lui faire préparer un mandat en cas d'inaptitude, mais l'homologation de ce mandat est une opération hardue et dispendieure. Maintenant c'est fait.
Pour revenir au CHSLD, c'est toute une expérience de placer un parent ou autre dans cet établissement. Pour ma part, mon protégé n'est nullement un parent, mais quand même c'est émouvant. Il y a tant de choses à prévoir et de nombreux intervenants à rencontrer. C'est aussi un grand changement dans la vie du bénéficiaire qui doit s'adapter à son nouveau milieu de vie.
Je salue le dévouement et le professionnalisme du personnel de l'établissement. Ils savent se faire rassurants et sont très accueillants.
mardi 16 janvier 2007
J'adore pelleter
J'aime marcher mais aussi j'adore pelleter. Eh oui, chaque tempête de neige me procure ce plaisir de déneiger ma cour à la pelle, ce qui est un excellent exercice pour le coeur, les bras et les jambes. Et plus, c'est écologique.
Dans ma rue je dois être le seul à aimer cette activité, à part mon locataire qui a toujours hâte qu'il neige, tous les autres ont une déneigeuse, «souffleur», comme on dit souvent, et au lendemain de tempête on entend ronronner les moteurs l'un après l'autre. Ce que j'accomplis en une heure, ils le font en une quinzaine de minutes. Après cela, ils vont faire une heure de conditionnemnt dans un centre d'entraînement. Je comprends pas!
mercredi 27 décembre 2006
Boxing Day
Y a-t-il encore des malades de la surconsommation qui après avoir couru les magasins tout le mois de décembre qui avaient encore l'énergie et surtout l'argent pour aller faire la file devant les magasins en ce 26 décembre?
Je ne comprends pas comment un individu peut-il croire aux aubaines du boxing day. D'abord les commerçants, surtout les supermarchés, tentent d'attirer les consommateurs avec des supposés aubaines parmi tous les soldes de stocks d'avant Noël. D'abord les quantités sont souvent très limitées et dans l'euphorie du moment on peut facilement se faire passer un «sapin», puisque ces ventes sont des ventes finales sans échange.
Le seul avantage que je pourrait accorder au boxing day, ce serait d'échanger ses cadeaux au Jour de l'An plutôt qu'à Noël, ainsi on pourrait économiser en acceptant de se contenter de ce qui reste en solde en étant moins exigeant sure le choix des cadeaux. Si tous agissaient ainsi ça bouleverserait notre écomonie!
lundi 18 décembre 2006
Je rêve d'un Noël...
Noël devrait être la fête la plus joyeuse de l'année. Et pourtant...
Depuis ma plus tendre enfance, Noël a toujours été un événement où s'entremêlent la joie et la mélancolie, sans doute à cause du milieu familial, mais je suis certain qu'aujourd'hui cela pourrait être autrement.
Je rêve d'un Noël où il n'y aurait plus de magasinage de cadeaux, de partys de bureau ni de multiples décorations artificielles pour épater les voisins.
Je rêve d'un Noël où primerait le partage, l'entraide et la bonne humeur. Les cadeaux seraient du temps que l'on accorde à ceux qu'on aime, ou à ceux qui ont besoin d'aide, ou une manifestation d'amour, de compassion. Profiter de cet événement pour partager, pardonner, donner, aider.
Pour ça, on doit cesser de consommer, acheter toutes sortes de trucs qui de toute façon finiront par retourner au dépotoir plus tôt qu'on pense. Car aujourd'hui on consomme et on jette rapidement.
Joyeux Noël!
dimanche 17 décembre 2006
Travailler et magasiner
On dirait qu'on manquait de temps pour bouffer encore plus la planète, notre gouvernement vient de passer la loi 57 qui permet aux supermarchés d'employer plus de quatre personnes jusqu'à 20 h les week-ends, alors qu'auparavant l'heure limite était 17 h. Encore plus de temps pour consommer et moin de temps à partager avec la famille.
Pensez à ces nombreux étudiants qui seront embauchés au salaire minimum pour répondre à la demande des consommateurs qui ont réclammé plus de temps pour consommer. Mais ne soyons pas dupe, ce sont les supermarchés qui ont réclammé cette modification.
Il semble qu'on vit pour deux raisons bien évidentes : travailler et magasiner. Entre les deux il reste quelques heures pour se reposer. Allez dans les centres commerciaux le week-end, bondés de gens, qui circulent dans tous les sens, d'autes sont allignés à l'aire de restauration rapide, Bientôt ces centres remplaceront les parcs de plein air. D'ailleurs parfois on rase des espaces verts pour construire des centres commerciaux.



